Accueil

La base de notre personnalité réside dans le sentiment de permanence de qui nous sommes ou pensons être. Les faits venant perturber ce sentiment d’identité nous font courir un très grand danger d’isolement et de perte de sens si nous les subissons sans parvenir à les penser.

Nous pensons, nous nous regardons nous-même, et  regardons les autres à partir de valeurs que nous considérons comme normales.

Ce qui est normal c’est ce que nous pensons de nous et des autres, de la société, de la politique, de la famille, du travail, de la vie, de l’amour et du désir à un moment donné.

Le cycle de la vie qui voit se succéder naissance et mort, statut social, affectif et familial, changements sociaux, mobilise très puissamment les capacités d’adaptation de notre psychisme pour conserver ce sentiment de normalité.

Un événement plus ou moins grave peut initier une période de doute, de repli sur soi et un cortège de symptômes: angoisse, phobie, dépression, perte de l’élan vital, troubles du sommeil, trouble du comportement alimentaire, effondrement du désir. On se remet en question, on ne sait plus quelle décision prendre, comment orienter sa vie.

Arrivé à un certain stade de douleur psychique, les questions qui se posent sont les suivantes: est-il possible, utile, nécessaire de « soigner » le psychisme, à partir de quand, dans quel but et par rapport à quelle normalité? Que signifie « une bonne santé psychique »? Suis-je maître ou esclave de mon psychisme? A qui faire appel?

Entamer une psychanalyse peut s’envisager comme le désir de reprendre la main sur sa vie en partant de soi-même.