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Se poser des questions sur soi-même est une chose banale pour les humains que nous sommes mais quand rien ne va plus et que ça dure, la question se pose de savoir si on est « normal », si ce qui arrive vient des autres ou de nous. Pour les parents la même question se pose quand leur enfant semble bizarre par rapport aux autres du même âge. Le spectre de la maladie mentale rôde quand par comparaison aux autres nous nous sentons différents, inférieurs, maladroits, impuissants à rien changer. La question au fond est de savoir si il est possible, utile, nécessaire de « soigner » le psychisme, à partir de quand, dans quel but et par rapport à quelle normalité? Que signifie « une bonne santé psychique? Comment faire? Qui le dit?

Les personnes que je reçois ont l’impression de tourner en rond, de rencontrer toujours les mêmes problémes quoiqu’elles fassent et ne sont pas contentes de la vie qu’elles mènent. Elles tentent d’y trouver un sens. Il peut s’agir de problèmes rencontrés dans la vie personnelle, dans la vie de couple, dans la vie familiale, au travail, à l’école…qui résistent aux diverses démarches  et tentatives de résolution personnelle.

Un décès, la perte d’un emploi, une crise affective, un déménagement, la naissance d’un enfant, une maladie, un échec…etc, peuvent inaugurer une période durable  affectant la vie : angoisse, phobies, dépression, repli…, perte de l’élan vital, troubles du sommeil. Il peut aussi s’agir de signes existant depuis longtemps sans qu’on en ait cherché la cause et qui deviennent gênants: addictions multiples (alcool, tabac, jeu, stupéfiants…), peurs (de la solitude, des autres, de la société, du noir…), manque de confiance en soi, troubles de la relation, obsessions envahissantes, troubles compulsifs, variations de l’humeur.

je reçois également des personnes présentant des troubles gênants en permanence  la vie sociale et relationnelle: trouble des acquisitions et du comportement de l’Enfance (autisme, « dys »..), de l’entrée dans la vie active à l’adolescence, modification grave et souvent subite de parcours dans la vie adulte (tentatives de suicide, dépression massive), atteinte cognitive au Grand âge (maladie d’Alzheimer et apparentées). Dans ces situations les proches, les enseignants, les médecins et les éducateurs sont en grande difficulté.

La psychothérapie que je propose a l’ambition de donner la possibilité à chaque individu d’explorer sa propre psyché, mot qui signifiait l’âme pour les grecs, d’aller à la rencontre de cet inconfort de vie qui ne passe pas. C’est une invitation au voyage intérieur à la découverte de ce qui n’a jamais pu se dire et qui continue à vouloir exister. Mon travail s’appuie sur l’écoute de ce qui est dit, l’analyse des rêves et des faits quotidiens et aussi à partir de médiations corporelles, plastiques (R.Roussillon), le jeu, quand la parole est empêchée. Concernant les enfants de moins de 6 ans il s’agit de travailler aussi avec les parents.